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Pourquoi souscrire à un PER individuel ?

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En investissant dans un plan d’épargne retraite individuel (PER individuel) vous bénéficiez d’un contrat d’assurance qui vous garantit, au moment de votre départ à la retraite, le versement d’une rente viagère ou d’un capital, dans un cadre fiscal avantageux.

1. Comment fonctionne votre contrat PER individuel ?

Votre PER est un produit d’épargne à long terme destiné à vous permettre d’obtenir, à partir de l’âge de la retraite, un revenu régulier supplémentaire et/ou un capital.

Ce contrat peut proposer des garanties supplémentaires notamment en cas de décès, d’invalidité ou de perte d’autonomie.

Il est alimenté par vos versements volontaires et peut également recevoir, par transfert en provenance d’un autre PER, les sommes issues de l’épargne salariale ainsi que vos versements obligatoires et ceux de votre employeur. De même, vos droits en cours de constitution sur un PERP, PREFON, CRH, COREM, contrat « article 83 » ou PERCO peuvent être transférés vers votre PER.

Sauf décision contraire et expresse, votre épargne est placée en gestion pilotée par défaut, avec une allocation qui devient progressivement plus prudente à l’approche de la retraite.

L’épargne ainsi constituée est en principe bloquée jusqu’à votre départ en retraite.

Au dénouement, vous percevrez, au choix, une rente viagère, un capital (versé en une fois ou de manière fractionnée) ou une sortie mixte combinant rente et capital.

Les versements obligatoires seront nécessairement dénoués sous la forme de rente.

Des cas de déblocage anticipé existent, néanmoins, pour l’acquisition de votre résidence principale ou faire face aux accidents de la vie (décès, invalidité, surendettement, fin des droits aux allocations chômage, cessation de l’activité non salariée par suite d’un jugement de liquidation judiciaire, etc.).

En tout état de cause, vous pouvez transférer votre épargne sur tout autre PER.

2. Quels sont les avantages fiscaux liés au PER individuel ?

Les cotisations ou primes que vous versez sur votre PER au titre de l’assurance vieillesse sont déductibles de votre revenu brut global lorsqu’elles ne sont pas déjà déduites, le cas échéant, de vos bénéfices imposables. Cette déduction ne concerne toutefois que les versements réalisés avant vos 70 ans.

Le plafond de déduction est commun aux PERP, PREFON, CRH, COREM et au contrat « article 83 » (pour la part correspondant des versements individuels facultatifs).

Pour les cotisations versées en 2026, ce plafond de déduction est égal à la différence entre :

  • 10 % de vos revenus d’activité professionnelle de 2025 dans la limite maximale de 37 680 € ou 4 710 € si ce montant est plus élevé ;
  • et le montant cumulé des cotisations ou primes versées à vos régimes contractuels de retraite déduits de vos revenus professionnels bruts au titre de 2025 (il s’agit par exemple des contrats « articles 83 », contrats Madelin et Madelin agricole sauf pour la fraction des cotisations correspondant à la déduction supplémentaire de 15 %, abondement versé sur un PERCO ou un PER d’entreprise collectif, etc.).

Par ailleurs, si vous n’utilisez pas entièrement votre plafond de déduction au cours d’une année vous avez la possibilité d’utiliser cet excédent au cours des 3 années suivantes. Ce report, aujourd’hui limité à 3 années, sera progressivement porté à 5 années ; en pratique, la possibilité d’utiliser pleinement 5 années de plafonds non consommés ne sera exploitable qu’à compter de 2031.

Enfin, le plafond de déduction des cotisations PER s’applique en principe pour chaque membre du foyer fiscal. Toutefois, si votre conjoint soumis à imposition commune détient également un contrat PER, vous avez la possibilité de mutualiser vos plafonds de déduction.

Ainsi, si vous avez totalement épuisé votre plafond de déduction PER, vous pourrez imputer l’excédent de vos cotisations sur le solde du plafond PER non utilisé par votre époux ou partenaire de PACS.

Vous pouvez opter pour la non-déduction des versements à l’entrée (et bénéficier, ainsi, d’un allégement de la fiscalité au dénouement) sous réserve d’exercer cette option au plus tard lors du versement auprès du gestionnaire. Ce choix est irrévocable.

Si vous êtes travailleur non salarié (TNS), notamment titulaire de BIC ou de BNC, les cotisations versées au titre de l’assurance vieillesse (ou des garanties complémentaires en cas de décès, d’invalidité et de perte d’autonomie) sont déductibles de vos bénéfices imposables dans la limite d’un certain plafond. Le plafond de déduction est commun aux contrats Madelin. Cette déduction ne concerne toutefois que les versements réalisés avant vos 70 ans.

Au titre de 2026, vos cotisations Madelin retraite sont ainsi déductibles dans la limite du plus élevé des 2 montants suivants :

  • 10 % du bénéfice imposable de 2026 retenu dans la limite maximale de 384 480 € majoré, le cas échéant, de 15 % supplémentaires sur la fraction du bénéfice comprise entre 48 060 € et 384 480 € ;
  • 4 806 €.

Attention, l’abondement versé par l’entreprise, le cas échéant, sur un PERCO ou un PER d’entreprise collectif doit être déduit du plafond de déduction Madelin retraite.

Les cotisations versées au titre des garanties complémentaires de prévoyance (autres que décès, invalidité et perte d’autonomie) sont également déductibles de vos bénéfices imposables dans la limite d’un montant égal à la somme de 7 % du PASS et de 3,75 % du bénéfice imposable, sans que le total ainsi obtenu puisse excéder 3 % de 8 fois le PASS (plafond commun à celui du contrat Madelin prévoyance).

Enfin, celles versées au titre d’une garantie prévoyant le versement d’indemnités en cas de perte d’emploi subie sont déductibles de vos bénéfices imposables dans la limite de 1,875 % du bénéfice imposable plafonné à 8 fois le PASS ou de 2,5 % du PASS (le montant le plus élevé est retenu).

Si vous êtes titulaires de BA (bénéfices agricoles), les cotisations versées, au titre de l’assurance vieillesse (ou des garanties complémentaires en cas de décès, d’invalidité et de perte d’autonomie) sur votre PER d’entreprise collectif sont déductibles de vos bénéfices imposables dans la limite d’un certain plafond.

Le plafond de déduction (commun aux contrats Madelin agricole) est déterminé selon les mêmes règles applicables au plafond du contrat Madelin.

Vous pouvez opter pour la non-déduction des versements à l’entrée (et bénéficier, ainsi, d’un allégement de la fiscalité au dénouement) sous réserve d’exercer cette option au plus tard, lors du versement auprès du gestionnaire. Ce choix est irrévocable.

3. Comment votre rente est-elle imposée ?

Votre rente viagère est soumise à un régime fiscal et social fixé en fonction de l’origine des sommes.

Elle est imposée au barème de l’impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des pensions, retraites et rentes viagères à titre gratuit, après abattement de 10 %, pour la part correspondant aux versements volontaires déduits et celle afférente aux versements obligatoires.

En revanche, elle est soumise à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des pensions et rentes viagères acquises à titre onéreux, pour la part correspondant aux versements volontaires non déduits et celles relatives aux sommes issues de l’épargne salariale.

Votre rente supporte également des prélèvements sociaux au taux global de 18,6 % sauf pour :

  • la part correspondant aux versements obligatoires, taxée au taux de 10,1 % ;
  • la fraction de la rente correspondant à des versements volontaires ayant fait l’objet d’une déduction à l’entrée (la CASA de 0,3 % est toutefois due sur cette fraction).

4. Comment votre capital est-il imposé ?

Le régime fiscal et social du capital que vous percevez au dénouement de votre PER dépend de l’origine des sommes.

Il est soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu sans application de l’abattement de 10 % pour la fraction des droits issus de versements volontaires déduits à l’entrée.

A l’inverse, la part correspondant à des versements non déduits et celle relatives aux sommes exonérées issues de l’épargne salariale sont affranchis d’impôts.

Quoi qu’il en soit, les produits générés sont imposés au PFU au taux de 12,8 % (et, pour l’épargne salariale, uniquement si les sommes ne sont pas exonérées) et soumis aux prélèvements sociaux au taux de 18,6 %.

Vous êtes également soumis au paiement de la CASA (0,3 %) pour la fraction de vos versements volontaires non soumis aux prélèvements sociaux.

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